Découvrez la Chine autrement
En décembre dernier, la Chine a atteint les 210 millions d’internautes, ce qui fait de la chine le deuxième pays comptant le plus d’utilisateur du Web, juste derrière les Etats-Unis. La chine devrait même atteindre les 244 millions d’ici les jeux olympiques de 2008. Avec autant d’internautes, la Chine pourrait devenir le nouvel épicentre de l’Internet mondial. Il serait donc intéressant de commencer à s’intéresser activement a ce qu’il se passe dans l’empire du milieu.
Une fois encore, l’Internet chinois est bien différent de ce qu’il se passe en occident. Google n’est pas le moteur de recherche le plus utilisé, ebay n’est pas le site d’enchère le plus populaire et MSN n’est qu’une messagerie instantanée alternative.
En fait c’est du concurrent chinois de ce dernier, que j’aimerais parler. En effet, en Chine, MSN est loin derrière une société appelé QQ (prononcez quiouquiou). QQ est LA messagerie instantanée chinoise. D’ailleur pour beaucoup de chinois QQ est un synonyme de messagerie instantanée.
La communauté QQ comptent 270 millions de comptes actifs, elle couvre 95% des internautes chinois et détient 70% du marché de la messagerie instantanée.
Mais QQ n’est pas qu’une messagerie instantanée, c’est une vraie machine à frique. En 2007, QQ a généré 700 millions de dollars. Ces revenus du troisième trimestre 2007 ont été quatre fois supérieurs à ce de Facebook durant toute l’année 2007. QQ est composé en une multitude de services et de business models. On peut, néanmoins, décomposer ces services en quatre catégories :

Mes contrairement aux sociétés 2.0 occidentales qui font la majeure partie de leur chiffre d’affaires grâce à la pub, QQ ne tire de la publicité que 10% de ces revenus. QQ propose un service de messagerie instantané gratuit entouré d’une myriade de services payants. Ainsi QQ a introduit sa propre money appelé « Q Bi » (1 Q Bi valant à peu près 10 centimes d’euros) et permettant d’acheter des avatars, de jouer sur la plateforme QQ, de s’acheter des animaux de compagnies virtuelles ou encore de chatter à partir de son téléphone portable.
Si le sujet vous intéresse et que vous voulez en savoir plus, je vous conseille de lire le rapport publié par la société de consulting Plus8Star sur les business model de QQ.
Suivez mes aventures de jeune entrepreneur en Chine, dans une des plus grandes mégalopoles du monde.
Brice Gaillard est le co-fondateur de Tongo.asia, un tout nouveau service de traduction par téléphone permettant aux touristes et aux expatriés de comprendre et se faire comprendre par les Chinois.
Martin Lessard
March 5th, 2008 at 1:46 pm
Très intéressant. Pensez-vous que le phénomène de QQ en tant que “machine à fric” provient d’un effet typiquement chinois, à savoir que dans un pays qui a souffert si longtemps d’une uniformisation outrancière, le phénomène de mode et d’identification à une marque soit une façon de se distinguer?
On voit mal en Occident, à mon avis, une meute s’enticher de Myspace comme porte-étendard d’une image (et pourtant la population sur le site est significativement élevée). Par contre, cette même population “myspacienne” est prête à suivre une image commerciale en autant qu’elle ne soit pas trop “mainstream” et, surtout, en se “morcelisant” en milliers de marques différentes et concurrentes (on ne veut surtout pas être comme la “masse”).
Autrement dit, dans un espace culturelle longtemps exempt de phénomène d’identification à la mode, QQ bénéficie de la chance d’offrir une image “cool” (et surtout “autre”) d’être en société.
Je ne dit pas cela pour diminuer quoi que ce soit, mais il est vrai qu’en Occident, il y a une plus grande “morcelisation” du phénomène de mode, dû à une longue exposition au phénomène…
Merci bcp pour l’excellent post détaillé!
Madonna Simmons
November 13th, 2008 at 5:11 am
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